Les psychothérapies humanistes

 

Les psychothérapies humanistes sont apparues dans les années 40. Elles constituent alors une troisième voie, à côté de la psychanalyse et des thérapies comportementales.

La psychothérapie n’est pas centrée sur le symptôme, la maladie, mais sur la personne et son vécu.

Dans cette perspective, il n’y a donc pas besoin d’attendre d’être mal pour démarrer une psychothérapie humaniste : l’objectif est de prendre conscience de ses potentiels enfouis ou bloqués et de les dénouer pour les laisser s’épanouir.

Les psychothérapies humanistes sont fondées sur une confiance dans la capacité de croissance de l’homme. Pour les psys humanistes, l’homme est un être conscient, qui a le choix, et qui est affecté par sa relation aux autres.

Quelques autres principes directeurs des psychothérapies humanistes :

– la relation se fait de personne à personne, et non de thérapeute à patient

– la psychothérapie est non directive

– L’accent est mis sur le présent, l’ici et maintenant

– importance de l’expression du ressenti et de la communication non verbale

– absence de diagnostic

 

Les principales formes de psychothérapies humanistes sont :

– la Gestalt-thérapie

– l’approche centrée sur la personne, de Carl Rogers

– la psychothérapie existentielle

On peut voir l’illustration de ces principes dans les livres d’Irvin Yalom, Et Nietzsche a pleuré, Le Bourreau de l’amour, histoires de psychothérapie, l’Art de la thérapie…psychothérapie existentielle

Les psychothérapies humanistes inspirent aussi le mouvement d’anti-psychiatrie, ou psychothérapie institutionnelle qui nait en Angleterre dans les années 60 et qui se développe en France notamment autour de la clinique Laborde (voir le film de Nicolas Philibert La moindre des choses ).

Ses principaux inspirateurs sont :

– Jacob Levy Moreno : proche du philosophe Martin Buber, son grand dessein est de donner libre cours à la créativité de l’homme. C’est le fondateur du psychodrame et du sociodrame.

-Abraham Maslow: intéressé par le développement de soi, il crée la fameuse pyramide des besoins.

 

Back to top